
Tu sais parfois les hommes
chercheront à te ranger
Dans des cases qui rognent
Qui scient les êtres aux pieds
Si d'aventure tu te questionnes
Si un soir, l'errance est à ta table invitée
Si tu te perds en désordre,
Que tes chemins sont embrumés
Tu trouveras un vieux carnet
C'est quelque part
C'est dans ton cœur
faudra peut être dépoussiérer
Mais si tu lis entre les lignes
Tu parviendras à déchiffrer
J'y ai griffoné 2-3 lucioles
Cousu des ailes à détacher
Et puis pour mieux que tu t'envoles
Tracé ces lettres pour te rappeller
SOUVIENS TOI
Souviens toi que tu es de partout
Mais surtout de l’Humain.
La partie d’un tout
Du monde, tu es le citoyen.
Ne fais cas d’aucune nation,
ni de terrains fictifs
Les frontières n’ont de sens
que dans les esprits étriqués qu’elles habitent
Sois ouvert aux cœurs
avide de cultures,
Pour autant reste alerte,
Sensible aux sutures
Garde une mémoire vivante honore tes ancêtres
L’histoire avalanche
l’Ebène, bois de hêtre
Si tu fermes les yeux
Tes griots te la conteront,
sous cet air mélodieux
Aussi doux que ton prénom
Tissé d’ici et de là-bas T
u as 3 milliards d’origines
Une mosaïque arc en ciel
Un cocktail fantastique
A l’image de la terre
Complexe et multiple,
Va puiser dans ces richesses
pour narguer le cynisme
Rend hommage au vivant
Au baobab et son cortège
Saisi l’instant, ses silences
Le volcans sous la neige
Parcours le monde comme un poème
Laisse tes préjugés ici
et quitte ta zone de confort
Pour renforcer ton esprit
Ne laisse personne te réduire
à un sexe, un pays, une blessure
Et sois fier de ce que tu es,
sans jamais en être imbu
Je t’en prie, fuie les ragots,
Les brouhahas futiles
Les discours impériaux
Et le mépris facile
Arme toi de ton rire
et par temps de traîneaux
Sers toi de tes souvenirs
Pour en faire des manteaux
Laisse la place au hasard,
fais confiance, improvise
Parce que la lumière a besoin d’espace
pour irradier la magie
Reste toujours toi-même
Aie le courage de tes envies
Et assume les même,
si j’ai l’air de ne pas en être ravie
Les rêves vagabonds
L’espoir au fusil
Je te souhaite d’habiter ce monde
Comme un apprenti
Crois en la vie
Même si parfois elle te déçoit
Et va chercher la poésie
Même dans les lieux où semble avoir déserté l’espoir
Et j’en serai.
Bien au delà de ma peau.
Souviens toi que l’éternel
A tissé l’amour sur mes os.
Moi j’en serai mon fils.
Ici, là-bas, toujours.
Je suis ta terre si tu te perds
Pas de frontière à mon amour.