
Et si Paris était un jour
Elle serait sans doute un vendredi
Suspendue au fil de ses doutes
Amusée par ses rues qui vibre
Un vendredi oui mais celui du soir
Gavé, trop plein de sa semaine
Peuple d’amour, joyeuse foire
Qui aime bien narguer ses chaînes
Reflets d’ivresse sur les pavés
Caipirinha et clopes au bec
Ce soir Gavroche ira danser
Ce soir c’est l’heure des rest’avec
C’est le jour du Paris qui ose
L’vendeur de rose La belle barmade
Ce soir Paris se lit en prose
Vendredi soir c’est jour de fête
Mais quand vendredi prend sa cuite
C’est au petit bonheur la chance
C’est en terrasse qu’il habite
et dans ses vers ses soucis dansent
Et de son trop plein de tendresse,
elle tisse des airs mélancoliques
Mais c’est pas le jour pour les promesses,
Paris elle cuve le samedi Alors suspendu à l’instant
Trottoirs qui pleurent et rue qui rient
Paris qui courent après le temps
Paris se rêve un vendredi.
Textes écrit dans le cadre de l’appel à texte de la revue Cris et poésie en hommage aux victimes des attentats de Paris survenus le 13 novembre 2015.